Aide au choix

Quel choix faire lors d'une grossesse non prévue ?

La garde, l'avortement ou l'adoption?

Se retrouver face à une grossesse imprévue est souvent difficile à vivre. Cela nous amène à faire des choix qui influenceront le reste de notre vie. Nos projets, nos valeurs, nos rêves sont souvent bousculés, on se remet en question: «Suis-je prêt ou prête à avoir un enfant ou non?» «Est-ce que je serai seule ou en couple?» Parfois les deux partenaires n'envisagent pas le même choix.

Clarté 

Pour certaines personnes, le choix est clair dès le départ. Elles sentent en elles ce qu'elles sont prêtes à vivre ainsi que leurs limites. De plus, elles se sentent souvent capables d'assumer les conséquences de leur choix quel qu'il soit.

Ambivalence 

Pour d'autres personnes, c'est l'ambivalence, tous les choix nous semblent impossibles à assumer, ou bien tous possibles. Un jour, on pense à une option, puis ça change... On a besoin de laisser mûrir notre choix et d’évaluer les conséquences. Quel que soit le choix final, on doit accepter qu'on va perdre et gagner quelque chose. Parfois l’ambivalence vient de nous même, parfois elle vient de la réaction (réelle ou anticipée) de nos proches.

La pression

Parfois les gens autour de nous ont des projets pour nous ou croient savoir ce qui est le mieux pour nous. Quelles que soient les pressions ou les opinions des autres, ce ne sont pas eux qui auront à vivre les conséquences, c'est nous qui aurons à assumer notre choix. Il est donc important de prioriser ce qui nous habite et non ce que les autres pensent. Cela n'est pas toujours facile, car on a souvent peur de décevoir ou d'être rejeté par les autres, etc.

Choisir

Pour faciliter notre choix, il est important d'écouter tout ce qui monte en nous; nos peurs, nos déceptions, notre colère, notre peine, nos valeurs, nos limites, nos désirs, nos projets de vie, etc. Une bonne façon de clarifier notre choix est d'écrire tous les avantages et les inconvénients que l'on voit pour chacune des options. Il est important de faire cet exercice seule afin de ne pas se laisser influencer et de ne pas se censurer. Souvent le choix devient clair tout de suite. Si ce n'est pas le cas, on met nos feuilles de côté et on les reprend un autre jour. On peut y ajouter de nouveaux éléments, souligner ce qui est essentiel pour nous ou enlever ce qui n'est plus adéquat à nos yeux. Cela fait son chemin...  Faites-vous confiance !

En couple ?

Si on est en couple, on peut faire l’exercice chacun pour soi puis partager ensemble sur ce que l'on veut et sur ce que l'on est prêt(e) à vivre ensemble ou séparément. Essayez d'être le plus clair et le plus respectueux possible face à soi et face à l'autre. Avant de faire un choix, on aura parfois besoin de connaître la position de l'autre. Sera-t-il présent ou absent? Qu'est-ce qu'il est prêt à vivre?
Il peut être bon de se donner un délai avant de faire un choix final. Cela permet de s’enlever un peu de pression.

Si vous avez besoin d'aide, si vous voulez parler à quelqu'un de neutre, vous pouvez nous appeler ou venir nous rencontrer. Il nous fera plaisir de vous aider dans le plus grand respect. Ligne d'écoute Tél. 819-822-1181 région de Sherbrooke  1-877-822-1181 Estrie sans frais.


Ton choix est clair, que faire ?

La garde

Pour avoir un suivi de grossesse, contacte un médecin ou une sage-femme le plus tôt possible, car les délais sont parfois longs pour avoir un premier rendez-vous.

L’avortement

C’est gratuit et confidentiel au Québec dans les hôpitaux, les cliniques de planning et plusieurs CLSC avec la carte d’assurance maladie. Il est aussi disponible à des coûts divers dans des cliniques privées. L’avortement peut se faire jusqu’à 22 semaines dans certaines régions.

L’adoption 

Ce sont les Centres jeunesse du Québec, qui relèvent du ministère de la Santé et des Services sociaux, qui sont responsables de l'adoption au Québec. Toutes les adoptions internes au Québec sont soumises au contrôle des Centres Jeunesse, sauf les adoptions intrafamiliales qui peuvent être faites directement par une demande à la Cour du Québec, Chambre de la Jeunesse.